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séminaire du Céditec - séance du vendredi 21 janvier 2005 (séance à destination interne des deux équipes)

Publié le 24 janvier 2010 Mis à jour le 24 janvier 2010
salle du conseil (salle Keynes) de l'UFR de sciences économiques de Paris 12 ; métro Créteil Université (ligne 8) ; bâtiment neuf sur la gauche à la sortie du métro

 

accueil à Paris 12 à 9H 30

début : 9 heures 45

matin : Formes de neutralisation et traces de débats dans le discours institutionnel

9H 45 à 10 h 15 : Claire Oger et Caroline Ollivier-Yaniv - CEDITEC (EA 3119 - Paris XII) Procédés de « lissage » dans la fabrication du discours institutionnel

Notre travail porte sur l'intérêt qu'il y a à rapprocher l'analyse de discours et la sociologie compréhensive pour étudier le discours institutionnel. Nous rappellerons rapidement les principaux axes de cette problématique.

Nous aborderons ensuite plus particulièrement la fabrication du discours institutionnel : par l'analyse de corpus de textes et d'entretiens, nous illustrerons un ensemble de procédés qui participe de ce que nous définirons comme le « lissage » de ce type de discours.

Nous nous interrogerons enfin sur le sens et la fonction possibles de cette apparente neutralisation de la conflictualité.

10 h 15 à 10 h 45 : Fabienne Pierre - CEDITEC (EA 3119 - Paris XII) Les discours institutionnels de la scène internationale : cadres formels et informels du débat

Ce travail porte sur les traces du débat dans les discours construits dans un cadre institutionnel. Nous nous intéressons en particulier à la façon d'identifier les positionnements antagonistes qui se dégagent des différentes mobilisations de la notion « développement durable » dans les déclarations des acteurs « légitimes » de la scène internationale à l'occasion du débat général du Sommet Mondial pour le Développement Durable (Johannesburg 2002). En dépit d'un apparent caractère de neutralité politique et d'uniformité, ces discours ne voient le jour qu'au terme d'un processus institutionnel de cadrage du conflit, formel mais aussi informel, dont l'intelligibilité reste problématique. Nous verrons en quoi des entretiens menés au sein du Programme des Nations Unies pour l'Environnement - protagoniste du SMDD engagé dans les logiques étatiques et organisationnelles du système onusien, mais aussi point d'ancrage institutionnel dans des programmes de configuration comparable à celle du SMDD à plus petite échelle -, peuvent constituer une ressource pour l'analyse.

10 h 45 : pause

11 h à 12 h30 : débat lancé par un ou une discutante du GRIPIC

 

déjeuner

 

après-midi : « Réflexions autour de l'épistémologie communicationnelle »

14 à 14 h 30 : Le texte de recherche comme « appropriation active du discours d'autrui » - Yves Jeanneret

L'hypothèse soumise à discussion est que le paradoxe dans lequel se trouve systématiquement pris le discours des sciences sociales (cf. affaire Sokal), renvoyé à une certaine figure des sciences physiques ou dilué dans l'espace incertain des discours de toute nature sur l'homme, ne peut être levé que par un travail sur le type d'épistémologie pratique dont peut relever la production des savoirs dans ces disciplines. En définissant la pratique de recherche en sciences sociales comme l'énonciation d'une prétention particulière à écrire quelque chose de ce que les autres expriment (disent, pensent, manifestent par leur pratique) on peut avancer quelques pistes pour ce type de réflexivité. L'exposé fera très succinctement le point sur certaines recherches abouties et sur certaines options retenues en direction de recherche, pour se centrer principalement sur les difficultés que cette hypothèse rencontre. Poser une épistémologie communicationnelle, est-ce seulement reculer l'obstacle ?

14 h 30 à 15 h : Méthodologie des sciences sociales et approche communicationnelle - Anne Jarrigeon et Emmanuelle Lallement

Le travail du groupe « épistémologie communicationnelle des SHS » a donné lieu à une étude sur les manuels de recherche. Nous rendrons d'abord compte des principaux résultats de cette étude. Mais l'exposé sera l'occasion pour nous d'approfondir et de développer certaines des pistes soulevées dans notre article. Ainsi, nous reviendrons sur la place accordée dans les manuels aux rapports entre « enquêteur et enquêtés » dans les différents moments de la recherche : idéologie sous-jacente dans le choix des acteurs, protocoles d'entretiens, statut de la parole. Nous nous interrogerons finalement sur les liens épistémologiques entre le travail de terrain en sciences humaines et sociales et les études en réception en sciences de l'information et de la communication

15 h : pause

15 h 15 à 16 h 30 : débat lancé par un ou une discutante du CEDITEC