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Projets de recherche
L’équipe est porteur ou partenaire de ces différents projets, ils apportent des ressources complémentaires au laboratoire.
Projets en cours
- ApproPrev
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ApproPrev porte sur l’appropriation des recommandations de prévention en santé par des femmes adultes de milieux populaires et il vise à éclairer le rapport à la norme sociale de prévoyance d’une partie de la population qui semble échapper durablement aux campagnes institutionnelles de prévention auxquelles elle est censée être exposée tout au long de sa vie. Le projet s’attache en particulier à saisir la construction du sens par des femmes éloignées de cette norme sur plusieurs plans, interdépendants entre eux : informationnel, langagier et social. Il entend ainsi montrer comment et pourquoi ces femmes construisent des interprétations distinctes des normes institutionnelles et expertes. L’enquête se situe dans le temps long de la vie des femmes, avec une dimension intergénérationnelle. Elle est conduite dans le territoire du Val-de-Marne, caractérisé par des disparités sociales et économiques ainsi que par un accès aux soins inégal.
ApproPrev se situe au croisement des sciences sociales de la santé et des sciences de l’information et de la communication. Il repose sur des méthodologies d’enquête à caractère ethnographique afin de prendre en compte la quotidienneté et la diversité des pratiques informationnelles et leurs ancrages culturels et sociaux.
ApproPrev fait l’objet de financements via l’AAP « Projets émergents » de l’UPEC en vue de conduire une première enquête sur le territoire du Val-de-Marne. Le projet a vocation à se déployer dans d’autres territoires (Hérault et Ile-et-Vilaine notamment). Il associe les unités de recherche Arènes (Université de Rennes, EHESP et CNRS) et LERASS (Université Paul Valéry Montpellier). - Programme MéDLib
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Le programme ANR MéDLib – Médias “indépendants”, Démocratie et Liberté d’expression en France – est une recherche collective et pluridisciplinaire qui porte sur l’analyse des luttes de légitimation des médias dits « alternatifs, libres et indépendants » en France de 1995 à jours. L’enquête replace ces médias dans les transformations sociologiques, politiques, économiques, juridiques et culturelles du pays.
MéDLib part d’un constat paradoxal : alors que la France dispose d’un arsenal juridique solide garantissant la liberté d’expression, la liberté de la presse et l’autonomie des journalistes, plusieurs rapports récents d’organisations internationales alertent sur des menaces croissantes pesant sur l’indépendance politique et économique des médias. Dans le même temps, on observe une double dynamique. D’une part, une multiplication d’organisations (syndicats, ONG, collectifs citoyens, fondations) se mobilisant pour défendre l’indépendance des médias et des journalistes, ainsi qu’un essor de médias se revendiquant “alternatifs”, “indépendants” ou “libres”. D’autre part, des médias et acteurs liés à différentes franges de l’extrême droite ont progressivement banalisé leurs thèmes dans l’espace public, en revendiquant eux aussi la production d’une “information alternative” au nom de la “liberté d’expression”, parfois en rupture avec les principes républicains.
Le programme cherche ainsi à comprendre comment et pourquoi les questions d’indépendance des médias, de pluralisme démocratique et de liberté d’expression ont émergé comme des problèmes publics majeurs. Il s’intéresse notamment au rôle des “entrepreneurs de cause” qui contribuent à structurer ces enjeux et à alimenter les conflits entre médias indépendants et les instances susceptibles de les soutenir ou de les contraindre (institutions publiques, acteurs politiques, intérêts économiques). Pour répondre à ces questions, MéDLib propose d’analyser les recompositions du pôle autonome du champ journalistique français depuis 1995 — période marquée par d’importantes mobilisations sociales et par une critique accrue de leur traitement médiatique. Le programme, d’une durée de 36 mois à partir de janvier 2027, mobilise 17 chercheurs et chercheuses issu.es de cinq laboratoires publics et de disciplines variées (sociologie, science politique, sciences de l’information et de la communication, linguistique, droit).
Son hypothèse centrale est que les transformations du champ journalistique depuis les années 1980-1990 — intensification des contraintes économiques, développement d’Internet et “plateformisation” de l’information, renforcement des formes de contrôle politique et droitisation de certaines lignes éditoriales — produisent des effets directs et indirects sur les médias indépendants. Ceux-ci peuvent être marginalisés économiquement ou symboliquement, mais certains parviennent à maintenir une légitimité fondée sur l’idéal professionnel du journalisme indépendant, malgré des ressources limitées. Parallèlement, des médias situés à l’extrême droite bénéficient de nouvelles opportunités médiatiques et politiques (recomposition du paysage audiovisuel, montée de forces politiques comme le RN), ce qui leur permet de renforcer leur visibilité et leur légitimité. L’ensemble de ces acteurs sont placés dans une configuration relationnelle qui nourrit des luttes concurrentes pour l’autonomie, la reconnaissance et la définition des normes journalistiques.
En testant cette hypothèse, MéDLib vise à éclairer les conditions sociales d’émergence, de reproduction et de consécration de ces “avant-gardes journalistiques”, ainsi que les stratégies des médias conservateurs ou réactionnaires cherchant à disqualifier les médias “progressistes”. Le projet MéDLib se situe à la croisée de plusieurs disciplines des sciences humaines et sociales, contribuant, en sciences politiques, à l’analyse du recul de la démocratie et du rôle des mouvements sociaux et des médias (Hallin et al., 2004 ; Dorronsoro, 2021), tout en s’intéressant à la sociologie du travail et des professions (Pichonnaz et al., 2026), au journalisme (Eldridge II, 2018 ; Ferron et al., 2018 ; Neveu, 2024), de la culture (Alexandre et al., 2017) et des problèmes publics (Neveu, 2022). En Sciences de l’information et de la communication, MeDLib traite de la “plateformeisation” de l’information (Smyrnaïos, 2025) et du développement des “médias alternatifs” (Atton, 2015 ; Cailler et al., 2010 ; Cushion, 2024 ; Downing, 2011 ; Jezo-Vannier, 2021 ; Lefebvre, 2008 ;). D’un point de vue linguistique, il favorise le dialogue interdisciplinaire entre l’analyse du discours et les sciences sociales (Montrichard, 2022 ; Née, 2017 ; Guilbert et al., 2019).
Le programme scientifique est structuré en quatre axes, complété par un volet de valorisation de la recherche
Axe 1. Les conditions sociales de la défense de la liberté de la presse
Axe 2. Légitimer des “alternatives” en matière d’information et de communication
Axe 3. La production idéologique des médias alternatifs, libres et indépendants
Axe 4. Articuler les positions sociales et les implantations géographiques
Valorisation de la recherche
Le projet MéDLib a pour ambition de contribuer aux disciplines et aux domaines de recherche dans lesquels il s’inscrit, à savoir principalement la sociologie du journalisme et des médias, l’analyse politique des problèmes publics et de la démocratie, les transformations de la production et de la réception de l’information, l’analyse du discours et le droit de la presse. Il offrira un point de référence et de comparaison, en examinant les pratiques de production et de réception de l’information dans d’autres espaces sociaux et politiques. En outre, il vise à apporter des perspectives méthodologiques innovantes aux travaux associant les sciences sociales et la linguistique, en mettant en avant la contribution d’une combinaison originale d’approches dont les résultats seront partagés via des outils de science ouverte (HAL-SHS, MédiHAL, etc.).
Le projet MéDLib répond aux préoccupations majeures des institutions publiques (telles que l’UNESCO, le Conseil de l’Europe et, en France, les commissions parlementaires, le ministère de la Culture et de la Communication et les Directions régionales des affaires culturelles – DRAC), de la société civile (ONG internationales et nationales défendant la liberté d’expression et l’indépendance des médias) et des professionnels du journalisme (syndicats de journalistes, entrepreneurs de la presse indépendante). Il vise également à inspirer la recherche sur les “médias alternatifs” dans les sciences humaines et sociales, ainsi que dans le domaine des archives (notamment en ce qui concerne les défis liés à leur classement et à leur mise en valeur). À terme, il enrichira le débat sur la signification de l’indépendance des médias, de l’autonomie journalistique et de la liberté d’expression. Il aboutira à un rapport et à diverses publications savantes et grand public axées sur trois thèmes principaux : l’histoire sociale des luttes pour la liberté de la presse, les facteurs contribuant à l’autonomisation des médias indépendants et les conditions de travail des journalistes et autres professionnels des médias. Ces outils serviront d’aide à la décision politique et de contribution au débat public. L’ensemble de cette collection pourra faire l’objet d’articles dans la littérature spécialisée, de présentations lors de réunions professionnelles, ainsi que de conférences publiques, de festivals et de propositions de webinaires.
La formation des étudiants constitue un enjeu majeur pour les participants au projet MéDLib, impliqués dans différents cursus : les masters “Communication politique et publique en France et en Europe” et “« “Métiers de l’écriture et de la traduction”, ainsi que l’école doctorale “Culture et société” (UPEC : Ferron, Née, Montrichard) ; le master de sociologie “Travail de terrain, enquêtes, théories” à Nantes (Frisque) ; le master “Politiques publiques” à Paris-Dauphine (Bouron) ; le master en langues étrangères appliquées, filière “Communication internationale” (ComI) à Toulouse (Grossetête) ; le master “Recherche sociologique et pratiques d’intervention” à Nancy (Sedel). Depuis deux ans, les activités de l’équipe ont contribué à lancer ou à enrichir des recherches de master (Ramel) et de doctorat (Cazenaves, Nadal Iniestola, Daquin), et le projet MéDLib vise à offrir un cadre propice au renforcement de cette dynamique en encourageant de nouvelles recherches ou en proposant aux étudiants un accompagnement à la formation à la recherche. Dans cette même logique, l’objectif est également d’offrir un environnement de formation à la recherche et de travail collaboratif aux personnes recrutées dans le cadre du projet.
télécharger le résumé complet - Projet ANR AMULEX
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Présentation du projet
Amulex (Analyse multiplateforme de l’expression politique en ligne) est un projet financé par l’Agence nationale de la recherche sur 36 mois à partir de janvier 2024 sous la responsabilité scientifique de Stéphanie Wojcik. Il mobilise plusieurs membres du CEDITEC (Alexandre Borrell, Aude Seurrat, Agathe Cormier) ainsi que des collègues du laboratoire Paragraphe de l’Université Paris 8 et de l’Institut des Systèmes Complexes-Paris Ile-de-France.
Il a pour objet d’analyser les formes argumentatives de l’expression politique numérique en combinant méthodes quantitatives et qualitatives, sans les détacher du contexte sociopolitique dans lequel évoluent les individus, en ligne et hors ligne, et en prenant en considération l’architecture des plateformes. Il s’agira ainsi de saisir la critique du politique dans les commentaires produits dans divers espaces numériques (Twitter, Youtube, Instagram, Twitch) et suscités par des interviews de candidat.es durant la campagne présidentielle française de 2022, tout en resituant l’expression numérique des internautes dans l’ensemble de leurs trajectoires et pratiques politiques et sociales.Télécharger le résumé du projet en français
Télécharger le résumé du projet en anglais
Responsable
Information sur la collecte indirecte du projet AMULEX
Collecte des données
- ArchivU: comptes rendus et rapports scientifiques en diachronie
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Le projet ArchivU vise à décrire les évolutions de deux genres de discours produits par l’université, les comptes rendus de conseils d’administration (conseils d’universités) et les rapports des unités de recherche, et de corréler ces évolutions aux transformations qui affectent l’université appréhendée comme lieu de formation et de recherche. Les analyses reposent sur la constitution d’un double corpus de comptes rendus et de rapports de 1970 à 2018 provenant de différentes universités, à commencer par Paris Nanterre et UPEC.
Le corpus de comptes rendus sera à terme balisé en xml. Ce projet interdisciplinaire est co-porté par J. Revel (Sophiapol, Université Paris Nanterre), C. Mellet (Modyco, Université Paris Nanterre) et F. Sitri (Ceditec, UPEC). Amorcé en 2019, le projet bénéficie pour la période 2022-2024 du soutien du labex Les passés dans le présent (Investissements d’avenir, réf. ANR-11-LABX-0026-01). Les autres membres du Ceditec impliqués sont A. Cormier et E. Née. Par ses objectifs (analyse de discours institutionnels aussi bien que professionnels) et ses méthodes (méthodes textométriques, analyses énonciatives, interdiscursives, textuelles, sémio graphiques) et la portée de la réflexion théorique qu’il engage sur les concepts de genres de discours et de formation discursive, ce projet entre dans plusieurs des axes thématiques du Ceditec.
- « Textes, formats, supports et pratiques numériques : interactions, transformations et continuités »
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Les supports d’écriture issus des technologies numériques imposent leurs propres contraintes et réorganisent les discours (i.e. les productions linguistiques échangées sur les réseaux sociaux). Cette influence relève de l’interaction entre les différents supports numériques disponibles et les pratiques langagières qui se réalisent par leur biais, comme on peut le constater dans la production de nouveaux formats de communication (i.e. tweet, post, etc.).
Les questions soulevées par l’interaction entre supports, formats et pratiques linguistiques spécifiquement numériques figurent de manière transversale dans les recherches actuelles de plusieurs membres du Céditec, notamment au sein de l’axe 1 « L’étude des discours et des textes : concepts, objets et méthodes ». Ce domaine de recherche en appelle à une démarche pluridisciplinaire, car la question des genres textuels se situent au carrefour de plusieurs approches : linguistique, sémiotique, communicative. Considérer l’impact des technologies numériques sur les textes écrits permet d’interroger les transformations et les continuités entre média traditionnels et numériques, en mobilisant le concept de « littéracie », requalifié en « littératie numérique », et qui concerne à la fois l’ensemble des pratiques de lecture et écriture dans un environnement numérique et l’ensemble des compétences techniques requises par ces mêmes pratiques. Ce projet de recherche collectif vise à démêler ces différents aspects, en faisant progresser les recherches sur les écritures numériques. - « Rédaction web »
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Sous-projet collectif porté par R. De Angelis et E. Née
Ce projet naît dans un contexte pédagogique spécifique, propre à plusieurs formations de l’UFR LLSH de l’UPEC (L3 Rédaction professionnelle et communication multimédia, Master Métiers de la rédaction-traduction). En effet, dans ces formations, nous enseignons notamment l’écrit auprès d’étudiants qui s’orientent majoritairement vers les métiers du numérique. Les stages effectués par ces derniers nous ont donné accès à un secteur d’activité encore peu étudié par les SHS, la « rédaction web ». Ce sont les écrits produits au sein de ce secteur et leurs conditions socio-économiques de production que nous souhaitons étudier dans ce projet. - Médecine narrative
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Participation du Céditec au projet Projet pilote de Médecine Narrative au Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil
Responsable : Pr Jean-Marc Baleyte, pédopsychiatre, CHIC, UPEC
Céditec : Laurence Caymaex, Dominique Ducard, Jean- Marc Baleyte (membre associé)
LIS, UPEC : Roberto Poma, PR en Philosophie, Christian Delorenzo, Docteur en Lettres
Le projet comporte plusieurs volets :
1) développer l’enseignement existant depuis plusieurs années au sein de la faculté de Santé de Créteil (UPEC)
2) la mise en place du projet-pilote « le CHIC hôpital de médecine narrative »
3) la recherche, en partenariat entre les Universités Paris Est Créteil, Paris 5 Descartes (François Goupy) et Columbia University (Rita Charon).
Projets terminés
- Contrat ANR Analyse Pluridisciplinaire du Pétitionnement En Ligne - Pluridisciplinary Analysis of On Line Petitioning [2015-2018]
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Le projet vise à faire de l’étude du e-pétitionnement l’occasion d’un questionnement à trois dimensions, qui correspondent chacune à une entrée disciplinaire: sociologique et politologique ; juridique ; et méthodologico-linguistique. Il s’agit tout à la fois de mieux connaître ce que les nouvelles technologies font à la participation politique, de faire avancer la réflexion sur l’encadrement et les potentialités juridiques de ces nouvelles pratiques et de contribuer au développement d’outils informatiques qui permettent de faire face à l’abondance de données informatisées.
Responsables scientifiques:
Jean-Gabriel Contamin (CERAPS/Université Lille 2-coordinateur scientifique)
Olivier Paye (CReSPO/Université Saint-Louis-Bruxelles-co-porteur)
Jean-Marc Leblanc (co-porteur)
Membres de l'équipe impliqués:
Jean-Marc Leblanc
Christine Barats
Marie Peres
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